Edito

« L’espérance des pauvres ne sera jamais déçue » La 3ème journée mondiale des pauvres, en ce 17 novembre, est l’occasion, une nouvelle fois, d’une lettre stimulante du pape que je ne peux que vous inviter à prendre le temps de lire, de nous laisser interpeller, de la relecture. L’expression « dimanche des pauvres » peut nous déranger. Serait-ce « un dimanche pour se donner bonne conscience » ? Pour le pape, elle « se veut une juste réponse de toute l’Eglise adressée aux pauvres de toutes sortes afin que nul ne croie que son cri s’est perdu dans le vide ». Dieu entend le cri des pauvres, pas seulement un dimanche dans l’année mais chaque jour ! Celui qui «écoute », « intervient », « protège », « défend » le pauvre ; et celui-ci « lui fait confiance » « car il a la certitude qu’il ne sera jamais abandonné ». « Jésus n’a pas eu peur de s’identifier à chacun d’eux ( Mt 25). Ce qui lui permet d’affirmer : « Les pauvres nous sauvent parce qu’ils nous permettent de rencontrer le visage de Jésus-Christ » ! En avons-nous vraiment conscience ? Cette lettre peut-être pour chacun de nous une interpellation forte : « sommes-nous réellement capables d’écouter les pauvres ? ». Je vous exhorte à chercher, avec chaque personne pauvre que vous rencontrerez, ce dont elle a vraiment besoin ; à ne ne pas vous arrêter à la première nécessité matérielle, mais à découvrir la bonté qui se cache dans leur cœur, en vous faisant attentifs à leur culture et à leurs façons de s’exprimer, pour pouvoir entamer un véritable dialogue fraternel ». L’essentiel, n’est-ce pas « un regard d’amour et une main tendue » ? « Les pauvres ont besoin de nos mains pour se révéler, de nos cœurs pour ressentir à nouveau la chaleur de l’affection, de notre présence pour vaincre la solitude. Ils ont simplement besoin d’amour ». Voilà une invitation stimulante !

Père Philippe Pottier