Sacrements et célébrations : Le sacrement des malades


Quand la maladie, la vieillesse, la souffrance atteignent une personne, c’est tout le peuple de Dieu qui est concerné :

  • les malades et les personnes âgées elles-mêmes qui luttent pour sauvegarder leur santé et assumer leur situation,
  • les membres de la famille, l’entourage et les amis qui ont un rôle privilégié de soutien, de partage et de prière, 
  • les soignants qui s’engagent en faveur du bien-être et de la santé et qui favorisent tout ce qui peut alléger le fardeau de la souffrance,
  •  les prêtres qui, par le Sacrement des Malades, favorisent la rencontre du malade ou de la personne âgée avec le Christ

Dès les origines du christianisme, dans un texte de l’apôtre St Jacques (5 / 13-15), on peut lire :

" Quelqu’un parmi vous est-il malade, qu’il appelle les prêtres de l’Église, et que ceux-ci prient sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon ".

L’Imposition des mains avec l’Onction est un des SIGNES de l’Amour privilégié de Dieu envers les malades.

 A qui proposer le sacrement des malades ?

  • A toute personne entrant dans un état physique comportant un affaiblissement notoire de ses forces : c’est le cas de la vieillesse
  • A tout malade souffrant d’une maladie sérieuse qui modifie sa situation et son moral, sans qu’il y ait pour autant un grave péril immédiat
  • A toute personne qu’une maladie ou la perspective d’une grave intervention chirurgicale dépriment corporellement et spirituellement
  • Même à un enfant baptisé capable d’un acte de foi et d’espérance dans le Christ, capable d’assumer, à sa façon, sa maladie ou son infirmité et de percevoir le besoin qu’il a de Dieu

Le Sacrement des Malades est le sacrement de l’Espérance, un sacrement pour vivre dans la foi les pesanteurs de la maladie, du handicap et les incapacités de plus en plus pénibles du grand âge.

 Le Sacrement des Malades n’est pas le sacrement des derniers instants, contrairement à ce que pensent encore un trop grand nombre de chrétiens aujourd’hui et contrairement au comportement qui consiste à ne demander le prêtre auprès de leur malade que lorsqu’il est devenu inconscient et qu’il ne va plus s’apercevoir de rien...

 Le prêtre a alors l’impression de violer la conscience du mourant pour satisfaire ses proches...

Le cas est tout différent lorsqu’il arrive qu’une personne tombe subitement dans le coma : si l’on estime que, consciente, elle aurait demandé le sacrement, le prêtre peut donner l’Onction : " Mon mari est dans le coma. Je sais que le Sacrement des Malades n’a plus sa plénitude de sens, confiait une épouse à un prêtre, mais ne pourriez-vous lui donner l’Onction, comme une dernière caresse du Bon Dieu ? "

 A qui s’adresser ?

  • Au personnel soignant ou aux membres de l’aumônerie de l’hôpital, ou de la Clinique, ou de sa Maison de retraite
  • Aux membres du Service Pastoral de Visites et d’Accompagnement qui rendent visite à domicile
  • Aux responsables de la Fraternité Chrétienne des Personnes Malades et Handicapées...

qui transmettront à l’un ou l’autre des prêtres de la paroisse ou au prêtre accompagnateur de l’aumônerie concernée...

 
La célébration du sacrement


  • A l'hôpital ou à domicile


Le malade est vivement encouragé, s’il le désire - et selon son état - à choisir la date de la célébration, les prières et les textes de cette célébration, et à inviter famille et amis à se joindre à cette préparation.

  •   A l'église avec la communauté

Il serait souhaitable de réaliser des cérémonies d’Onction communautaire à des dates régulières... Excellente façon de faire connaître le Sacrement des Malades et de faire une éducation progressive à l’accueil de ce sacrement.