A propos du deuil, des funérailles, vous vous interrogez…

Tous, un jour ou l’autre, nous sommes ou serons confrontés à la mort,  celle d’un proche aimé. En plein désarroi, alors que la peine est bien souvent immense, il nous faut affronter les questions urgentes, prévenir la famille, les amis ; il faut prévoir la célébration religieuse si tel est le choix exprimé par le défunt avant sa mort, ou bien parce que  des aspirations spirituelles, croyantes portent à désirer des obsèques religieuses.

Que devrais-je faire le jour où il me faudra affronter la mort  d’un proche ?

En premier lieu, vous ferez appel à un service de Pompes funèbres. Si vous désirez pour votre défunt une célébration religieuse catholique, ce service appellera la paroisse pour en fixer le jour, le lieu et l’heure, suivant les disponibilités, en donnant vos coordonnés. Ainsi une personne de l’équipe « deuil » de la paroisse pourra vous appeler pour fixer un rendez-vous. Vous serez alors  reçu par  2 personnes  au Centre Paroissial pour une rencontre d’une heure environ. Avec ces bénévoles,  vous et d’autres proches du défunt, famille ou amis, aurez la possibilité de parler tout simplement de votre peine, en toute discrétion et bienveillance. Vous pourrez en toute liberté parler de celui, celle que vous perdez, parler des liens qui étaient les vôtres, évoquer vos certitudes ou vos questions quant à la foi chrétienne. Puis vous serez  invités à faire des choix de chants, de textes, de gestes, rites…
Il est très important que vous puissiez vivre la célébration des obsèques aussi sereinement que possible. Ce sera une célébration construite suivant la personnalité et la vie de votre défunt, mais aussi en fonction de vos convictions. Bien entendu il est juste de tenir compte de toutes les personnes qui seront présentes dans l’église, certaines étant croyantes, d’autres non, d’autres encore en questionnement. Juste aussi de se rappeler que nous sommes dans un lieu où se dit la foi des chrétiens.

Ma mère a toujours dit son désir d’une célébration religieuse après sa mort mais nous ses enfants, nous ne sommes pas croyants.
Croyant ou non, pratiquant ou non, chaque personne est reconnue dans sa valeur unique, particulière. Chaque défunt peut être accueilli dans une des églises de la paroisse. Il n’est pas demandé que ses proches soient des croyants. Chacun est respectable dans son humanité, dans son chemin de vie, voire de foi.

Mes enfants aimeraient dire un mot d’adieu à leur grand-père…mettre un CD qu’il aimait
Cela est bien naturel. Ils pourront dire leur texte dès le début de la célébration. Il convient d’en parler avec les personnes que vous rencontrerez pour préparer les obsèques. Pour le CD elles vous demanderont de dire ce qu’il contient. En effet des paroles ou musiques peuvent être  mal adaptées à une célébration qui évoque l’espérance des croyants, la foi en Dieu.

Notre grand’mère a toujours dit qu’elle voulait que ce soit un prêtre qui préside ses funérailles…
Autant que possible, nous répondons aux demandes mais le nombre de prêtres diminuant, on ne peut s’étonner que ce ne soit pas toujours possible. Les funérailles sont maintenant bien souvent présidées par des laïcs. Après un temps de formation, ils reçoivent leur mission de l’évêque Mgr Jacques Habert. Ils officient alors au sein d’une équipe où chacun a son rôle suivant sa formation, ses talents d’organiste, de chanteur. Mais toujours en lien avec le curé de la paroisse et la communauté chrétienne.

Est-ce la même célébration qu’avec un prêtre ?
Oui, exactement. Les funérailles ne sont pas un sacrement, mais toutes les célébrations revêtent les mêmes caractères de dignité, d’humanité, de sympathie. Elles évoquent l’espérance des croyants et proposent la foi des chrétiens. Elles font mémoire de ce que fut la vie du défunt et sont pour les familles, les proches, un lieu de paix, de consolation, d’espérance, de vérité.

Avant il y avait une messe à chaque célébration…
Oui mais aujourd’hui, le lien avec l’eucharistie est signifié à la messe dite de huitaine ou du souvenir, quelque temps après les funérailles, au sein de la communauté chrétienne.
Aujourd’hui la messe est  peu souvent incluse dans les célébrations d’obsèques.

Qui nous accompagnera au cimetière ?
Le plus souvent, les Pompes funèbres proposent un poème, un geste, par exemple dire adieu en posant la main sur le cercueil. Le signe de croix avec l’eau qui rappelle le baptême ayant été fait lors de la célébration, il n’est pas nécessaire de le renouveler. Mais si la famille souhaite exprimer sa foi, son espérance en priant, un feuillet contenant des poèmes, textes, prières peut être donné lors de la préparation des obsèques. Ne pas hésiter à le demander. Il n’est plus dans les possibilités des équipes deuil d’accompagner au cimetière, sauf si un de ses membres a des liens personnels avec le défunt ou les proches.

Est-ce que le choix de l’église est possible ?
Oui bien sûr, mais si l’église de votre choix n’est pas disponible parce qu’il y a déjà une célébration prévue dans celle-ci, ou bien vous devrez accepter un horaire ou un jour différent, ou bien une autre église de la paroisse. Ce qui ne peut empêcher l’inhumation dans le cimetière choisi.

Mon père vit dans un autre département que le nôtre, mais il aimerait que la célébration de ses obsèques  ait lieu dans notre commune ?
Il vous suffira d’en faire la demande aux Pompes funèbres qui transmettront à la paroisse.


Peut-il y avoir une célébration un jour férié ?
Non, il vous faudra anticiper ou reporter la célébration d’un ou deux jours suivant les possibilités.

Si je dois affronter la mort d’un proche un début de week-end, comment pourrais- je fixer le jour, le lieu et l’heure  des obsèques ?
Une personne de l’équipe deuil peut répondre aux appels des Pompes funèbres même les jours fériés.

Le service assuré par les personnes de la paroisse est-il payant ?
Non tous les laïcs sont des bénévoles. Mais pour couvrir les frais inhérents aux célébrations, chauffage, entretien des églises, service des sacristains, des organistes, une ligne sur la facture des Pompes funèbres est réservée à la paroisse et au diocèse.

Que faire de l’argent offert pour des messes ?
Donner cet argent à la paroisse. Bien entendu, en offrant cet argent, on n’achète pas la bienveillance de Dieu. Il aime trop chacun pour n’être pas dans la totale gratuité, son amour est un don. Mais en faisant ce geste du don d’argent, la personne manifeste ainsi son amitié, son désir de prier pour les défunts et pour les vivants. D’autre part, l’Église et les communautés chrétiennes ont besoin d’argent pour vivre, chaque croyant a besoin, pour vivre sa foi, de la vitalité des communautés chrétiennes et de la présence des prêtres.

Et pendant le temps du deuil qui peut être long, la paroisse fait-elle des propositions ?
Vous pourrez garder les coordonnés des personnes rencontrées lors de la préparation des obsèques. Elles pourront vous aider à vous orienter dans les multiples propositions de la paroisse, des mouvements…ou vers des groupes d’aide par la parole.

Si des questions restent en suspens, ne pas hésiter à prendre contact avec la paroisse qui vous orientera vers une personne de l’équipe « deuil »  qui pourra vous écouter, vous rassurer.