La semaine Sainte

Bénédiction des Rameaux à la Chapelle St Michel

Messe chrismale

Cliquer sur l'image pour accéder à la vidéo - Messe chrismale le 16 avril 2019 en la Cathédrale de Séez
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Présidée par Mgr Habert, la messe chrismale est une célébration qui manifeste l'unité de toute l'Église diocésaine. C'est l'occasion

  • pour tous les prêtres et diacres du diocèse de renouveler leurs promesses sacerdotales
  • de bénir les huiles saintes
  • de consacrer le Saint Chrême qui servira pour les baptêmes de Pâques puis tout au long de l'année pour les sacrements de baptême, de la confirmation et de l'ordre.

Repas des prêtres et diacres du Jeudi Saint

Au cours de l'office du milieu du jour, Monique et Jean-Pierre Ecourtemer ont reçu des mains du Vicaire Général, le Père Philippe Pottier, leur lettre de mission. Depuis 12 ans, ils exercent la mission de délégués à la protection sociale des prêtres (DLPS). Ensuite, les prêtres et diacres du pôle missionnaire du Pays de Flers se sont retrouvés pour partager le repas mais également les huiles saintes et fêter les 60 ans du Père Amand Nkongolo.

Célébration du Jeudi Saint


Sacrement de réconciliation avec rencontre personnelle avec un prêtre à l'église St Germain

  • Le samedi 20 avril de 16h à 17h 

Lieux et horaires des célébrations de la Semaine Sainte

Jeudi Saint : Office du milieu du jour à 12h à la Chapelle St Germain à Flers

Source : Journal Terre d'Espérance
Source : Journal Terre d'Espérance

Méditation du tableau de Nicolas Poussin

Le Christ et la femme adultère

Méditation proposée par Joële Vermot Gaud

Nicolas Poussin : peintre  Français ; 1594-1665

Huile sur toile 121X195, donc de taille moyenne, musée du Louvre, peinte en 1653 pour André Le Notre, architecte des jardins de Versailles, donc jardinier de Louis XIV.

 

La femme adultère Jn 8, 1-11.  

Le récit dans l’évangile de Jean est un peu le prélude à la semaine Sainte : Après une tentative d’arrestation manquée («  quelques uns d’entre eux voulurent l’arrêter , mais personne ne mis la main sur lui » ) Jésus a passé la nuit sur le Mont des oliviers, il descend à Jérusalem et enseigne dans le temple . La situation est très tendue, violente, un nouveau  piège est tendu par les tenants de la loi avant tout . Jésus va s’exposer pour défendre une femme inconnue prise en faute.

 

Nicolas Poussin ,grand peintre du classicisme Français XVII siècle a médité le récit évangélique et nous livre le fruit de sa réflexion de croyant.. 

On peut distinguer trois plans différents à ce tableau : en arrière plan , le temple. En avant la scène biblique, et un plan médian avec une femme portant un enfant.

 

LE DÉCOR

La scène se situe dans le temple : pas de végétation. Tout est minéral, les lignes sont dures, anguleuses, sèches . Le temple est un personnage en lui même . Il représente le loi stricte, sans pitié que se sont bâtis les hommes . Les pierres du temple, celles qui sont notamment aux pieds de Jésus pourraient même devenir des instruments de mort, si la lapidation attendue avait  lieu

A noter que le temple  est encore en construction puisqu’on peut y voir un échafaudage il lui manque « la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs et qui deviendra en la personne de Jésus la pierre d’angle » . En effet la passion n’a pas encore eu lieu…..

 

LA SCÈNE

Poussin  situe le récit comme sur une scène de théâtre délimitée par le pavement.

Le peintre ne représente pas seulement un moment précis mais l’épisode biblique dans son ensemble..

 

Au centre de la toile un espace calme, de paix avec Jésus et la femme.  La femme a trouvé refuge dans cet espace. Dans une attitude d’abandon, de regret, d’humilité, la tête penchée, la main sur la poitrine, elle attend le verdict sans aucune crainte comme si déjà la présence de Jésus suffisait à la protéger. Elle est aux pieds de Jésus, le laissant maître de son destin. Elle n’imagine pas encore ce que peut être la miséricorde et la parole qui va lui redonner vie.

 

Jésus étonnamment calme dans ce contexte de violence, « doux et humble de cœur » refuse comme toujours, d’être cantonné au registre du permis et du défendu . Jésus ne nie pas la faute commise par la femme puisqu’il la désigne aux accusateurs.

Jésus « s’est redressé »nous dit St Jean, il fait face tranquillement aux  scribes et aux pharisiens. La PAROLE , car Jésus est le VERBE va faire échec à la violence exercée sur la femme . 

Lèvres ouvertes, sa parole de feu va semer le désordre dans les deux groupes de pharisiens en les renvoyant à leurs propres vies . « Que celui qui est sans péché lui jette la 1ère pierre » Les mains alors se crispent, les visages sont anxieux . Unanimes pour accuser les voilà face à eux mêmes, à leurs tourments, seuls et le groupe vole en éclat. L’angoisse, la crainte a changé de camp. Ils fuient l’espace de paix habité par Jésus, affolés par leurs propres péchés. Quel contraste avec la relation pacifiée que Jésus a établi avec La femme dont la faute est pourtant notoire. 

 

Deux pharisiens à droite essayent de décrypter les signes laissé par Jésus sur le sable et se concertent pour en découvrir la signification .

Dieu le Père avait écrit les tables de la loi au Sinaï . La religion était devenue depuis, un ensemble de règlements, de rituels  à respecter et on en avait rajouté !!! Ces règles affectaient tous les moments de la vie quotidienne à l’exemple de ce temple englobant ici tous les acteurs de ce récit. Jésus le fils du Père va écrire ici de son doigt des mots indéchiffrables dont ils ne peuvent comprendre le sens tant ils sont enfermés dans leur  certitude .C’est une nouvelle loi qu’il inaugure: celle de la miséricorde divine qui atteint l’homme dans sa vérité profonde sans le juger, mais en lui proposant un avenir : VA , en marche , en route, et NE PÈCHE PLUS . La femme n’a rien dit, n’a pas reconnu sa faute, pas plus qu’ elle n’a demandé pardon . Le pardon de Jésus a précédé l’aveu . Tout est dit dans son attitude et ce mot « Seigneur » qu’elle prononce en un acte de foi . La rencontre personnelle de Jésus a été pour elle déterminante.

 

Au second plan, une femme immobile entre Jésus et la femme adultère portant un enfant  assiste à la scène, sans y participer . L’interprétation de cette figure est incertaine . Certains commentateurs y ont vu la présence  de l’humilité ,vertu nécessaire pour accueillir le pardon de Dieu . D’autres la représentation de la vie quotidienne . Pour ma part, j’y verrai bien la figure de l’Église, mère de miséricorde, située dans le tableau entre Jésus et la femme, l’église encore aujourd’hui dispensatrice du pardon de Dieu .

 

POUR NOUS AUJOURD’HUI

 

Seuls, livré à nous même, nous pouvons à l’exemple des pharisiens fuir devant les problèmes, les insuffisances de nos vies ou de notre histoire . Avec Jésus dont le tableau nous montre toute la bienveillance, nous savons que le pardon nous est déjà acquis.  

 

Je peux prendre un moment pour relire ma vie, présenter à Jésus mes limites  et ce qui m’entrave, me paralyse, me gène dans mes rapports aux autres .

Je m’efforce d’ entendre cette parole de vie « VA » et demander la grâce d’écouter ce que l’Esprit me suggère à l’oreille pour avancer. 


Message du Pape François pour le Carême 2019

Chers frères et sœurs,

Chaque année, Dieu, avec le secours de notre Mère l’Eglise, « accorde aux chrétiens de se préparer aux fêtes pascales dans la joie d’un cœur purifié » (Préface de Carême 1) pour qu’ils puissent puiser aux mystères de la rédemption, la plénitude offerte par la vie nouvelle dans le Christ. Ainsi nous pourrons cheminer de Pâques en Pâques jusqu’à la plénitude du salut que nous avons déjà reçue grâce au mystère pascal du Christ : « Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance » (Rm 8,24). Ce mystère de salut, déjà à l’œuvre en nous en cette vie terrestre, se présente comme un processus dynamique qui embrasse également l’Histoire et la création tout entière. Saint Paul le dit : « La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu » (Rm 8,19). C’est dans cette perspective que je souhaiterais offrir quelques points de réflexion pour accompagner notre chemin de conversion pendant le prochain carême. Lire la suite


Qu'est-ce que le mercredi des Cendres ?

Avec www.la-croix.com

Ce 6 mars est le mercredi des Cendres : il marque le début du Carême, une période de quarante jours avant Pâques. Croire.com vous explique la signification de cette date particulière et on association aux cendres.


Vivre le Carême

avec le CCFD Terre Solidaire

Le CCFD-Terre Solidaire a élaboré un livret d’accompagnement spirituel autour de chaque dimanche de carême. 

C’est un livret léger, au contenu profond, à garder avec soi pour cheminer pendant le carême. Il sera disponible dans les églises et à la maison paroissiale à partir du 1er dimanche de Carême.

avec les dominicains

Une Proposition pour les enfants